Antoine Léaument
LFI-NFP · France
“Nous aurons entendu dire que ce serait sur nos bancs qu’on défend les délinquants (« Oui ! » sur les bancs des groupes RN et UDR), alors que c’est sur les vôtres qu’on trouve des personnes condamnées pour détournement de fonds publics !”
“Puisque nous examinons des amendements de coordination sur un texte qui traite notamment de produits psychotropes, les hurlements de certains d’entre vous, ce soir, me donnent l’impression qu’ils ont consommé certains psychotropes légaux – à la buvette de l’Assemblée nationale ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.”
“Précisément, madame la présidente, je fais de la coordination. Nous avons entendu M. Michoux, dans un spectacle ridicule, nous parler des terroristes islamistes, alors que ce sont vos amis qui ont fourni les armes à certains terroristes. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP et sur quelques bancs du groupe EcoS.)”
“Il se fonde sur l’alinéa 3 de l’article 70, relatif aux mises en causes personnelles, et sur l’article 100 de notre règlement. La semaine dernière, madame la rapporteure, dans le cadre du groupe d’études sur les réseaux sociaux, nous avons reçu les représentants de Snapchat.”
“Pour notre part, nous serons toujours aux côtés des victimes et des familles de victimes et nous nous efforcerons toujours de trouver des moyens d’éviter que ces drames ne se reproduisent.”
“Sur tous les sujets, vous faites la même chose : vous vous emparez de faits dramatiques à partir desquels vous essayez d’exciter les peurs et les haines.”
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“D’ici, on n’a pas bien compris, mais ça n’a pas l’air correct…”
“…puisque nous parlons des autorités administratives et juridictionnelles. Nous souhaitons avoir des informations sur des enquêtes en cours… (M. le président coupe le micro de l’orateur.)”
“Rappel au règlement sur le fondement de l’article 100. Il me semble que le propos de mon collègue Paul Vannier portait totalement sur le sous-amendement,…”
“Nous sommes en 2026, il manque donc le rapport sur l’année 2025 ! Apparemment, il aurait été transmis au Sénat ; si ce rapport existe, nous autres députés sommes preneurs car, pour le moment, nous n’avons pas grand-chose.”
“Rappel au règlement sur le fondement de l’article 24 de la Constitution. Monsieur le ministre, je vous ai dit que vous vous étiez trompé et que le rapport que vous avez remis le 24 avril 2026 concernait une année antérieure. J’ai vérifié et le Journal officiel de cette date précise bien : « Vingt-deuxième rapport annuel du Gouvernement au Parlement sur les chiffres de la politique de l’immigration et de l’intégration pour l’année 2024 ». (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP.)”
“L’immigration est un phénomène matériel, dont le gouvernement est d’ailleurs censé rendre compte avant le 1 er juin de chaque année, en vertu de l’article L. 123-1 du Ceseda, pour ce qui concerne la France. Monsieur le ministre, vous êtes au banc et notre Constitution exige que nous contrôlions votre action. C’est ce que je fais ce soir : pourquoi n’avez-vous pas remis le rapport que vous deviez déposer le 1 er juin ? J’exige une réponse !”
“» Je rappellerai également l’un des considérants du préambule de la Déclaration universelle des droits de l’homme, rédigée alors que nous sortions de la seconde guerre mondiale et de la tentative de l’Allemagne nazie d’imposer sa domination sur le reste du monde : « Considérant que la méconnaissance et le mépris des droits de l’homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l’humanité et que l’avènement d’un monde où les êtres humains seront libres de parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère, a été proclamé comme la plus haute aspiration de l’homme. » Nous affirmions tout à l’heure, et cela vous a agacés, que vous nous rameniez aux heures les plus sombres de notre histoire. À chaque fois que vous considérez l’immigration comme une donnée idéologique, vous vous trompez.”
“Je vous propose moi aussi de faire référence à l’article 12 de la Déclaration universelle des droits de l’homme – vous savez mon attachement à nos textes fondamentaux : « Nul ne sera l’objet d’immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d’atteintes à son honneur et à sa réputation. Toute personne a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes.”
“Ce n’est pas une attaque, ce n’est pas une agression, c’est factuel. C’est un élément historique, vérifiable. Pierre Bousquet en est un exemple. Ne vous sentez pas visé ! Changez plutôt de parti ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)”
“Rappel au règlement sur le fondement de l’article 70, alinéa 3, relatif aux mises en cause personnelles, et alinéa 2, relatif aux scènes tumultueuses. Dire que le RN a été fondé par des Waffen-SS et des collabos, c’est factuel. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP. – Mme Sandrine Runel applaudit également.)”
“Rappel au règlement sur le fondement de l’article 24 de la Constitution. Puisque le ministre a retrouvé la parole, je souhaite qu’il réponde à la question que je lui ai déjà posée : où est le rapport que vous nous deviez pour le 1 er juin et qui est prévu à l’article 123-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (Ceseda) ? Il concerne l’immigration et il nous serait utile d’en disposer pour discuter d’un texte relatif à ce sujet.”
“Je demande donc que nous votions sur une suspension de séance, afin qu’ils retrouvent leurs esprits. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)”
“Il se fonde sur l’article 58, alinéa 5, du règlement. Je crois que nos collègues des groupes RN et UDR sont un petit peu trop agités.”
“Sur la base de l’article 24 de la Constitution qui prévoit que le Parlement contrôle l’action du gouvernement. Monsieur le ministre, j’ai une question précise concernant l’immigration, puisque c’est le sujet du texte. Selon l’article 123-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (Ceseda) vous étiez censé nous remettre un rapport sur l’immigration le 1 er juin : où est-il ? (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.)”
“…épousait un citoyen français. En 1848, le délai fut réduit à six mois, et l’on naturalisa les étrangers qui avaient participé à la révolution pour faire la République. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP. – M. Benjamin Lucas-Lundy applaudit également.) En 1871, le gouvernement de la Commune de Paris comptait même une personne étrangère, un Hongrois ; comme quoi, lorsqu’on est républicain, on peut faire des citoyens avec la terre entière. Depuis, que de reculs ! À cause de gens comme vous, il faut maintenant quatre ans de résidence ; mais nous, nous restons fidèles à cette longue histoire du drapeau tricolore, dont il ressort que, je le répète, on peut faire des citoyens de tous ceux qui aiment la République. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.)”
“François Piquemal, faisant référence à l’ensemble des droits, vous invitait à regarder les grands principes républicains qui sont les nôtres depuis 1793. Je me permets de vous renvoyer à l’article 4 de la Constitution de 1793 : « Tout homme né et domicilié en France, âgé de 21 ans accomplis ; – Tout étranger âgé de 21 ans accomplis, qui, domicilié en France depuis une année – Y vit de son travail – Ou acquiert une propriété – Ou épouse une Française – Ou adopte un enfant – Ou nourrit un vieillard ; – Tout étranger enfin, qui sera jugé par le Corps législatif avoir bien mérité de l’humanité – Est admis à l’exercice des droits de citoyen français. » Nos ancêtres, ceux qui ont fondé l’Assemblée nationale, considéraient donc que pouvait devenir citoyen de la République toute personne qui, vivant en France depuis un an,…”
“Sur le fondement de l’article 54, qui laisse à la libre appréciation du président de séance le fait de couper la parole à un orateur ou de le laisser poursuivre. Monsieur le président, il est quand même dommage de n’avoir pu entendre la fin de ce poème ! Quand il y a des poèmes… (M. le président coupe le micro de l’orateur.)”
“» Le moyen de faire respecter les droits, c’est de les connaître. Ces droits sont – cela a été dit – la liberté, la sûreté, l’égalité et la propriété. La liberté et l’égalité commandent que nous repoussions ce texte anticonstitutionnel, car la liberté de se marier et l’égalité devant la loi en matière matrimoniale n’incluent pas la question de la nationalité, ni même celle du statut légal ou non de la présence sur le territoire de la République française. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP. – M. Paul Christophle applaudit également.)”
“Qu’y lit-on ? « Les représentants du peuple français, constitués en Assemblée nationale » – c’est nous – « considérant que l’ignorance, l’oubli ou le mépris des droits de l’homme » – ça, c’est vous – « sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements, ont résolu d’exposer, dans une déclaration solennelle, les droits naturels, inaliénables et sacrés de l’homme, afin que cette déclaration, constamment présente à tous les membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs ; afin que les actes du pouvoir législatif » – c’est nous – « et ceux du pouvoir exécutif, pouvant être à chaque instant comparés avec le but de toute institution politique, en soient plus respectés ; afin que les réclamations des citoyens, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la Constitution et au bonheur de tous.”
“Nous proposons de préciser le contenu du rapport demandé par notre collègue en indiquant qu’il portera sur « l’exercice effectif » des droits. Comme mon collègue Paul Christophle, je voudrais revenir aux textes fondamentaux, notamment à la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, dont le préambule fixe les conditions d’effectivité des droits.”
“Sur le fondement de l’article 70, alinéa 3 et de l’article 1 er de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Monsieur Ciotti, vous faites une erreur, ce qui est puni par le code pénal, ce n’est pas d’être traité de raciste : c’est d’être raciste. (Applaudissements sur les bancs des groupes LFI-NFP et EcoS. – M. Paul Christophle applaudit également.)”
“On devrait demander une suspension de séance pour prendre le temps de comprendre ce qu’il vient de dire ! (Sourires.)”
“Sur la base de l’article 67, alinéa 1, je vous demande de procéder au pointage du scrutin public, afin de vérifier que l’erreur était bien d’origine humaine et qu’elle ne venait pas du système de vote.”
“Il se fonde sur plusieurs articles de notre règlement. Tout à l’heure, sur la base de l’article 64, alinéa 2, vous avez demandé un scrutin public pour confirmer une suspension de séance votée à main levée. Vous avez eu raison – le vote était assez serré, puisqu’il s’est joué à une voix près. J’ai été surpris de constater que certains députés du Rassemblement national avaient voté pour la suspension de séance, alors que selon moi, leur groupe y était défavorable. Il y a deux boutons seulement, il n’est pas difficile de choisir le bon !”
“Arrêtez donc de bordéliser votre propre niche !”
“Je ne suis pas sûr que vous seriez d’accord avec tout ce qu’il dit !”
“Je veux aussi emprunter les mots de mon camarade Nordine de Nanterre pour vous poser une question : vous nous parlez sans arrêt du droit du sang, mais quand nous parlerez-vous du droit du sang versé par les étrangers pour la France ? Quand regarderez-vous enfin dans les yeux notre peuple tel qu’il est, c’est-à-dire composé de 69 millions d’habitants, dont 6 millions d’étrangers ? Combien parmi nous, jusque dans cet hémicycle, ont un parent, un grand-parent, un arrière-grand-parent belge, italien, portugais, polonais, algérien, marocain, sénégalais, congolais ? Levons la main, collègues : nous sommes toutes et tous des… (Le temps de parole étant écoulé, M. le président coupe le micro de l’orateur. – Plusieurs députés du groupe LFI-NFP applaudissent ce dernier.)”
“Moi, je veux utiliser le temps parlementaire qu’ils nous offrent pour dire notre affection pour toutes les étrangères et tous les étrangers qui vivent dans notre pays. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Ils sont souvent humiliés, méprisés sur les plateaux télé, et par les gens qui nous font face dans l’hémicycle – enfin, habituellement, puisqu’ils ne sont pas présents en ce moment. Je veux dire merci aux travailleuses et aux travailleurs, aux descendants de celles et de ceux qui ont participé à libérer la France des nazis (Mêmes mouvements) – oui, beaucoup d’étrangers ont participé au débarquement en Provence.”
“Cette niche parlementaire démontre qu’il ne sert à rien de voter pour l’extrême droite. Voilà donc une journée réservée à un groupe politique qui décide d’inscrire à son ordre du jour un texte qui ne concerne absolument personne ! Il est question de 400 mariages dits blancs sur 250 000 célébrés en un an. Nous parlons donc d’un microthème, d’un micro-sujet. Et les membres de ce groupe sont tellement nuls qu’ils ont choisi un texte adopté par le Sénat, qu’ils ne peuvent pas retirer ! Si vous confiez le pouvoir à ces gens, vous vous apercevrez qu’ils ne savent même pas comment faire fonctionner nos institutions et que, s’ils y parviennent, ce sera pour faire des choses inutiles.”
“Non, ou à condition qu’ils changent de parti !”
“Il y a derrière vous, monsieur le président, un drapeau tricolore adopté comme emblème national par la I re République. La Constitution de 1793 disposait en son article 4 : « Tout homme né et domicilié en France, âgé de vingt et un ans accomplis ; Tout étranger âgé de vingt et un ans accomplis, qui, domicilié en France depuis une année y vit de son travail ou acquiert une propriété ou épouse une Française » – épouse une Française, vous m’avez bien entendu – « […] est admis à l’exercice des droits de citoyen français. » (Mêmes mouvements.) Je n’ai pas lu l’article en entier mais, quand on prétend défendre le drapeau tricolore de la République, il vaut mieux connaître les principes de la République, plutôt que leur cracher à la figure. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP. – M. Benjamin Lucas-Lundy applaudit également.)”
“C’est une première victoire pour nous. Lorsque l’on résiste fermement aux fascistes, on les fait fuir ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP. – M. Benjamin Lucas-Lundy applaudit également.) Voilà comment nous avons procédé pendant la seconde guerre mondiale avec un grand succès, et nous n’hésiterons pas à recommencer chaque fois que cela sera nécessaire ! Tout à l’heure, j’ai annoncé que je parlerai de la Constitution de 1793 ; j’y viens.”
“Si je suis vraiment choqué que les députés du Rassemblement national, de l’UDR et de LR aient décidé de quitter notre hémicycle, je suis assez heureux d’une chose : si l’on prend la médiane de cet hémicycle, il n’existe plus aucun député de droite ici, puisque la personne la plus à droite est à gauche !”
“Il faut empêcher les maires de se marier ! (Sourires.)”
“Nous laissons un peu la parole à l’opposition ! (Sourires.)”
“» Je me permets également de vous rappeler que l’article 12 de la Convention européenne des droits de l’homme dispose que toute personne a le droit de se marier. Autrement dit, ce texte est anticonstitutionnel. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP. – Les quelques députés présents des groupes DR et HOR quittent l’hémicycle. – « Restez ! » sur les bancs du groupe LFI-NFP.)”
“Je vous parlerai tout à l’heure de la Constitution de 1793, mais je veux pour l’instant me concentrer sur un autre moment de défaite et de déroute de l’extrême droite : 1945, qui nous a amenés à adopter, comme principe constitutionnel, encore valable aujourd’hui, le préambule de la Constitution de 1946 : « Au lendemain de la victoire remportée par les peuples libres sur les régimes qui ont tenté d’asservir et de dégrader la personne humaine, le peuple français proclame à nouveau que tout être humain, sans distinction de race, de religion ni de croyance, possède des droits inaliénables et sacrés. Il réaffirme solennellement les droits et libertés de l’homme et du citoyen consacrés par la Déclaration des droits de 1789 et les principes fondamentaux reconnus par les lois de la République.”
“Je suis allé prendre un café pendant la suspension de séance et j’ai découvert où étaient les députés de l’UDR et du Rassemblement national : ils sont dans les salons ! Et je dois dire qu’ils ont une mine déconfite qui m’a fortement réjoui. Vraiment, je me suis réjoui. La défaite est totale pour eux, puisqu’ils ont décidé de déserter ; d’émigrer, d’une certaine manière, ce qui rappelle des heures sombres de notre histoire (Applaudissements sur les bancs des groupes LFI-NFP et SOC) , celles au cours desquelles la France révolutionnaire se battait contre ceux qui quittaient la patrie pour la combattre depuis l’extérieur, aux côtés du roi de France.”
“(Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP et sur quelques bancs du groupe EcoS.)”
“Je veux parler des personnes immigrées qui effectuent souvent les travaux les plus pénibles et les plus dangereux sous ces températures caniculaires, souvent exploitées par des patrons voyous qui utilisent leur précarité. Et vous, de quoi nous parlez-vous aujourd’hui ? D’empêcher le mariage des gens qui s’aiment ? Et vous prétendez défendre la famille ? Enfin, je dis vous, mais il n’y a personne en face. (Sourires sur les bancs des groupes LFI-NFP et EcoS.) Mais où êtes-vous lorsqu’il s’agit de l’amour ? Pensez-vous qu’un maire voudrait empêcher les gens de s’aimer ? Il faut vraiment avoir des idées très sombres pour vouloir empêcher les gens de se marier quand ils s’aiment. Ce texte est inutile et nous le combattrons jusqu’aux derniers instants de cette niche parlementaire, jusqu’à minuit s’il le faut.”
“Une nouvelle fois, nous examinons dans cet hémicycle un texte qui concerne l’immigration alors qu’il y a en ce moment des sujets de plus grand intérêt, notamment la lutte contre la canicule et le fait que des personnes travaillent sous des températures insoutenables. Des députés du Rassemblement national et de l’UDR étaient censés porter ce débat sur l’immigration. Cependant, en face de nous, les bancs sont vides alors que l’hémicycle est climatisé. (Applaudissements sur quelques bancs des groupes LFI-NFP et EcoS.) Je tiens à le signaler à celles et ceux qui nous regardent. Alors que des travailleurs et des travailleuses endurent des températures insoutenables, les députés du Rassemblement national et de l’UDR ont décidé de quitter l’hémicycle.”
“Où sont les députés de votre groupe ? Ils ne veulent pas voter cette motion de rejet ?”
“Il doit avoir honte de vous, votre grand-père !”
“Le député qui a proposé cet amendement était peut-être un peu « évêché »…”
“– Protestations sur les bancs du groupe RN.) Oui, vous avez une part de responsabilité lorsque ce sont vos amis qui fournissent des armes aux terroristes ! Pour notre part, nous les combattons tous. Voilà pourquoi nous voulons renforcer les moyens du renseignement et de la lutte contre le trafic d’armes – en l’occurrence, contre vos amis. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP. – Mme Lisa Belluco applaudit également.)”
“Je souhaite répondre aux propos choquants qui viennent d’être tenus. Notre collègue du groupe Rassemblement national a affirmé que cette loi était nécessaire pour éviter que les attentats du Bataclan ne se reproduisent. Lors des attentats du Bataclan, les terroristes étaient Français ; par conséquent, les mesures que vous prévoyez dans ce texte auraient été inefficaces. C’est précisément la raison pour laquelle nous le combattons. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Je rappelle aux personnes du Rassemblement national qu’il conviendrait peut-être de chercher de leur côté, dès lors qu’on sait que M. Claude Hermant est celui qui a fourni les armes aux terroristes de l’Hyper Cacher. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP et sur quelques bancs du groupe EcoS.”
“(Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP.) L’année prochaine, nous prendrons le pouvoir avec Jean-Luc Mélenchon (Protestations sur les bancs du groupe UDR) avec un objectif : faire mieux. (Les députés du groupe LFI-NFP se lèvent et applaudissent.)”
“Pour lutter contre les violences intrafamiliales, nous mettrons l’accent sur la prévention et la formation et nous créerons un pôle judiciaire spécialisé pour traiter rapidement les dossiers et accélérer les procédures. Enfin, nous consacrerons les 3 milliards d’euros par an demandés par les associations féministes à la lutte contre la violence du patriarcat, c’est-à-dire les violences sexistes et sexuelles faites aux femmes et aux enfants. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP. – M. Marcellin Nadeau applaudit également.) La France n’est pas condamnée à subir des politiques de sécurité racistes, stupides et inefficaces empruntées à l’extrême droite comme celle que vous nous proposez aujourd’hui.”
“…voici ce que nous ferons. Pour lutter efficacement contre le terrorisme, nous renforcerons les moyens humains du renseignement – je tiens d’ailleurs de nouveau à saluer le travail des acteurs concernés. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Pour assurer la sécurité de la population, nous augmenterons les effectifs de la police judiciaire de 6 000 agents et ceux de la magistrature de 13 000 magistrats et nous rétablirons la police de proximité, plébiscitée par 95 % des Français. (Mêmes mouvements.) Pour permettre à ces agents d’effectuer leur travail, nous les doterons enfin de logiciels fonctionnels de rédaction des procédures pénales dans la police et dans la justice, et nous les rendrons compatibles entre eux.”
“Quand nous arriverons au pouvoir l’année prochaine avec Jean-Luc Mélenchon,…”