Thibault Bazin
DR · France
“Détecter une maladie à 6 ans évite de la découvrir après un infarctus à 40 ans. Le texte améliore également la prise en compte du risque cardio-neuro-vasculaire propre aux femmes. L’infarctus chez la femme est encore trop souvent diagnostiqué tardivement. Les symptômes peuvent être différents et sous-estimés.”
“La commission mixte paritaire a confirmé ce principe et écarté la condition qui aurait subordonné ces dépistages à une recommandation préalable de la Haute Autorité de santé. Sans contester le rôle de la HAS, nous ne pouvons pas attendre, pour mener une politique de prévention, de lever un verrou procédural avant d’adopter chaque mesure.”
“Nous arrivons au vote final sur la proposition de loi sur la prévention des maladies cardio-neuro-vasculaires défendue par notre collègue Yannick Neuder. Je veux d’abord saluer son action, inspirée par sa connaissance de notre système de santé, et lui rendre hommage pour l’ensemble de son travail.”
“Les organismes de recherche seront associés à cette stratégie, qui devra prendre en considération la réduction des inégalités sociales et territoriales. La commission mixte paritaire a donc permis de préserver l’essentiel et de trouver un équilibre. Les rendez-vous de dépistage sont maintenus.”
“La proposition de loi s’appuie également davantage sur les professionnels qui sont déjà au contact des Français. Les pharmaciens et les masseurs-kinésithérapeutes pourront mesurer la pression artérielle, dans une démarche de prévention. Cette disposition relève du bon sens.”
“Il faudra évidemment poursuivre nos efforts dans quelques mois, au moment de l’examen du projet de loi de financement de la sécurité sociale. J’y serai bien entendu attentif comme rapporteur général de la commission des affaires sociales.”
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“Eh oui ! C’est le cas de toutes les commissions d’enquête !”
“Il faudrait surtout connaître les moyens d’évaluation de l’État !”
“Un consensus s’était dégagé en commission pour en rester au texte initial de la proposition de résolution, même s’il eût été possible d’en discuter certains termes. L’objectif était de réenclencher rapidement la commission d’enquête. Tel qu’il est rédigé, l’alinéa 6 traite déjà de la chaîne de signalement. Il n’y a pas de raison de le modifier. L’amendement étant satisfait, nous pourrions nous en tenir au consensus trouvé en commission.”
“Investissons pour nos enfants ; ils sont notre avenir. (Applaudissements sur les bancs du groupe DR et sur plusieurs bancs du groupe SOC. – Mme Nicole Dubré-Chirat, Mme Maud Petit et Mme la rapporteure applaudissent également.)”
“Un état des lieux est nécessaire. Il permettra de formuler des propositions adaptées pour renforcer la protection et l’accompagnement des enfants les plus vulnérables, tout en pointant les dysfonctionnements actuels de l’ASE. Cela étant dit, la protection de l’enfance fait naître aussi de très belles histoires : des vies sauvées, des vies protégées, des vies accompagnées. Il sera intéressant d’examiner également ce qui fonctionne pour s’en inspirer et pour diffuser les bonnes pratiques ainsi valorisées. Pour conclure, je veux exprimer toute notre considération envers les professionnels engagés avec dévouement dans nos territoires pour protéger et aider les enfants les plus vulnérables, car c’est bien avec eux que nous pourrons améliorer demain les politiques publiques de protection de l’enfance.”
“Le groupe Droite républicaine se réjouit qu’une attention particulière soit portée aux défis spécifiques liés à la prise en charge des enfants en situation de handicap ou présentant des troubles du neurodéveloppement. Parmi les enjeux auxquels touche la commission d’enquête, on trouve notamment l’articulation des compétences entre le conseil départemental et l’État, l’attractivité des métiers et les conditions de travail des professionnels. Conscient de l’importance de ces enjeux, le groupe Droite républicaine soutiendra pleinement la création de cette commission, comme il l’avait fait lors de la précédente législature.”
“Il importe donc que la représentation nationale s’empare de ce sujet et surtout que le Gouvernement donne suite aux recommandations qui seront faites. La commission d’enquête envisagée à cet effet aurait pour mission d’identifier les causes profondes des dysfonctionnements de l’ASE et de proposer des solutions législatives, réglementaires et budgétaires. Elle examinerait ainsi l’ensemble du système, de l’accueil initial à l’accompagnement des jeunes majeurs vers l’autonomie, en mettant en lumière les disparités territoriales – il y en a – et les lacunes dans la prise en charge. Cette démarche globale ne peut qu’être soutenue.”
“Nous sommes nombreux à constater sur le terrain la crise que traverse l’ASE dans nos départements, illustrée par des drames récents. En juin 2024, en Meurthe-et-Moselle, les agents chargés de la protection de l’enfance étaient en grève pour dénoncer « une perte de sens au travail ». Voici les propos que l’on pouvait entendre : « On est là pour protéger les enfants et on n’arrive plus à faire notre travail correctement. Le malaise dure depuis longtemps et on ne trouve pas de solutions. » Des enfants ne sont pas suivis par un psychologue, sans parler de ceux qui n’ont même pas pu être évalués par manque de professionnels. Des projets de vie ne sont pas formalisés car les éducateurs n’en ont pas le temps, alors que les projets d’adoption, par exemple, doivent être préparés très en amont.”
“Nous nous retrouvons pour examiner la proposition de résolution de Mme Isabelle Santiago visant à créer une commission d’enquête parlementaire pour examiner les dysfonctionnements du système de protection de l’enfance. Merci, madame la rapporteure, de nous proposer à nouveau ce travail. Nous sommes tous conscients du caractère un peu particulier de ce texte : la commission d’enquête proposée avait été lancée sous la XVI e législature avant que ses travaux ne soient brutalement interrompus par la dissolution de l’Assemblée nationale décidée par le Président de la République. La nouvelle proposition de résolution que nous examinons aujourd’hui en reprend les termes. Elle vise à identifier les causes des défaillances de l’aide sociale à l’enfance et à formuler des recommandations concrètes pour y remédier. Il s’agit d’un sujet essentiel.”
“Dommage qu’il n’y ait pas eu de gouvernement dans l’intervalle !”
“C’est un défi de prophylaxie : nous devons monter en puissance.”
“N’importons pas dans nos assiettes ce que nous ne voulons pas dans nos champs !”
“Vous n’avez pas écouté les réponses de la ministre tout à l’heure !”
“Il faut penser à harmoniser les pensions de réversion !”
“Ils dépassent le temps comme ils dépassent les budgets !”
“Très bien ! Il faut aussi penser à leurs familles !”
“Dans votre cas, il s’agit plutôt de lignes orange !”
“Ce n’est pas ce qu’il a dit ! Vous n’avez pas écouté !”